25 avril 2007
CONFERENC DE PRESSE F. BAYROU 25 AVRIL 2007
"Mesdames, Messieurs,
Je n’ai à cet instant que deux sujets à l’esprit. Le premier sujet, c’est la France, que j’ai scrutée pendant ces mois de campagne électorale, que j’ai rencontrée en milliers de visages différents, la France qui s’inquiète, qui souffre, qui est déchirée, bien plus qu’elle ne l’a jamais été, et en même temps, la France riche de potentiel, riche de promesses, la France qui voudrait y croire.
Et j’ai à l’esprit aussi, et plus que tout, les quelque sept millions de Français qui m’ont donné leur confiance, qui ont mis leur espoir dans cette démarche nouvelle, faisant surgir d’un coup la troisième force politique française, la seule force nouvelle de notre pays. Les sept millions de Français et tous ceux qui ont eu à un moment ou à un autre l’envie de se joindre à eux, et parfois qui le regrettent. Cela fait un immense espoir.
Il y a désormais dans notre pays trois forces politiques, une à droite, une à gauche, et une au centre. Et c’est le centre qui est la force nouvelle.
Je veux vous parler de l’avenir.
La France a trois problèmes : nous sommes un pays à la démocratie malade ; nous sommes un pays au tissu social déchiré ; nous sommes un pays en manque de croissance.
Notre démocratie est malade de la confiscation du pouvoir, de l’incapacité à faire vivre le pluralisme, des difficultés de la presse, de l’absence de séparation des pouvoirs, y compris du pouvoir économique, de la connivence entre les mondes des affaires, médiatique et politique, de la crise de la justice. Le citoyen n’a pas l’impression d’y trouver sa place. La société civile y est méprisée.
Nous avons à reconstruire, depuis les fondations, notre démocratie.
Le tissu social est déchiré. Partout on croise de lourdes misères, personnes âgées aux ressources très faibles, travailleurs pauvres, difficultés de logement, partout la couleur de la peau, la consonance du nom, la religion, dressent les Français les uns contre les autres, partout le quartier où l’on vit, l’adresse postale, forment ghetto. Entre les policiers et les jeunes, entre les différents quartiers, entre personnes au travail et personnes au chômage ou aux minima sociaux, on se regarde du coin de l’œil, on s’épie, et on est prêts à s’affronter. L’école elle-même, le lieu même de l’égalité des chances, est en situation de doute et d’échec.
Nous avons à retisser notre société.
Nous sommes en panne de croissance. À ce sujet, on prend souvent l’effet pour la cause. Nombre de nos compatriotes par exemple considèrent que le chômage et la faiblesse du pouvoir d’achat sont des maux de notre pays. Ces maux sont des symptômes. Le mal c’est l’absence de croissance. Si nous avions de la croissance, nous aurions des emplois (beaucoup sont à libérer) et nous aurions du pouvoir d’achat à répartir. Beaucoup de nos compatriotes considèrent que l’immigration est la cause de nos maux. La situation de l’immigration est une conséquence. Un pays qui va bien sait intégrer, faire vivre ensemble. C’est l’emploi qui intègre. J’ai rencontré des milliers de jeunes Français d’ascendance immigrée. Ils m’ont tous dit une seule chose : donnez nous du travail et tout le reste s’arrangera ! Donnez nous du taf !
Ma conviction est celle-là : les trois maux de la France, ils doivent être soignés et réparés ensemble !
Or, parlons franchement : Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, dans le face à face sempiternel de la droite sempiternelle et de la gauche sempiternelle, vont non pas réparer mais aggraver l’un ou l’autre de ces maux.
Nicolas Sarkozy, par sa proximité avec les milieux d’affaires et les puissances médiatiques, par son goût de l’intimidation et de la menace, va concentrer les pouvoirs comme jamais ils ne l’ont été. Par son tempérament, et les thèmes qu’il a choisis d’attiser, il risque d’aggraver les déchirures du tissu social, notamment en conduisant une politique d’avantage au plus riche.
Ségolène Royal paraît mieux intentionnée en matière de démocratie, encore que le parti socialiste n’ait rien fait quand il était au pouvoir pour corriger ces maux, plus attentive à l’égard du tissu social, mais son programme, multipliant les interventions de l’État, perpétuant l’illusion que c’est à l’État de s’occuper de tout, et qu’il peut s’occuper de tout, créant je ne sais combien de services publics, va exactement à l’encontre, en sens contraire, des orientations nécessaires pour rendre à notre pays et à son économie leur créativité et leur équilibre.
Les deux candidats ont de surcroît promis une augmentation absolument délirante des dépenses publiques, de l’ordre de 60 milliards d’euros chacun, dans un pays endetté comme le nôtre, l’un des deux ajoutant une baisse totalement improbable des prélèvements obligatoires dans une proportion que ni Reagan ni Mme Thatcher n’ont jamais approchée même en rêve.
Notre pays a un problème de démocratie, un problème de fracture sociale, un problème d’économie, un problème de dette. Nicolas Sarkozy va aggraver les problèmes de la démocratie et la fracture du tissu social, Ségolène Royal, par son programme, va aggraver durablement les problèmes de l’économie et l’un comme l’autre vont déséquilibrer le déficit et la dette.
De surcroît, par leur choix de l’affrontement camp contre camp, ils affaiblissent durablement la France.
Dans les deux cas, sauf correction forte que je n’aperçois pas, et dont je tiendrai compte si elles intervenaient, ce qui se prépare, après les belles promesses, c’est une nouvelle déception du pays, une impuissance, une paralysie.
Dans cette situation, je ne donnerai pas de consigne de vote. J’estime que les Français qui ont voté pour moi sont en conscience des citoyens libres de leur choix.
Je ne reviendrai pas en arrière sur notre chemin de liberté. Je ne cherche ni n’accepterai aucune soumission ou ralliement à l’un des deux camps.
Je veux au contraire garantir aux Français que quel que soit le vainqueur, ils trouveront pour les représenter une force de contre-pouvoir, libre, capable de dire oui si l’action va dans le bon sens et non si elle va dans le mauvais sens. Capable, autrement dit, de faire sortir la politique des réflexes du toujours pour et du toujours contre, pour défendre l’intérêt général."
(c) photo AFP
Publié par William CARRULLA
23 avril 2007
REMERCIEMENT SOCIALISTE
Je n'ai pas pu résister à la tentation de publier ce courrier. A lire absolument jusqu'au bout car il fait chaud au coeur après la bataille livrée pour la Présidentielle.........
Merci François !
C'est un peu sous le coup de l'émotion, là, qu'est écrite cette note. Je viens de te voir à la télé, François, et je ne me serais pas permis le tutoiement avant. Tu viens de m'apparaître comme un Homme, et au delà, comme un véritable homme d'Etat, même s'il est vrai aussi que je l'ai vu quand même un peu avant ce soir, cela... Fi des convenances pour ce soir, je vais te dire, tant pis, des choses qui ne se disent pas :
J'aime le courage, la dignité, j'aime la constance dans l'engagement, j'aime la claire assurance d'un homme qui dans la "défaite" continue tranquillement de dérouler des idées fortes. J'aime l'homme que tu es, et, MOI LE SOCIALISTE, je te le dis tout net, à toi comme à tous mes compatriotes: je n'aime pas les MONTEBOURG, les ROYAL, les HOLLANDE, les STRAUSS-KAHN, je ne parle pas des MELENCHON ou des LANG, qui ce soir et comme s'achève à l'instant le discours navrant et ampoulé de « notre candidate », peinent à trouver les mots pour nous persuader qu'elle est la femme de la situation, et cherchent en ce moment ceux par lesquels ils te demanderont bientôt, à toi qu'hier ils tançaient d'importance, de te rallier à leur projet « présidentiel »...
On ne s'est pas trompé François, en te donnant notre confiance et en la refusant à tous ces socialistes d'opérette et de salon...
Mes chers compatriotes, vous entendrez bientôt Messieurs STRAUSS-KAHN et consorts, toute la clique en fait, vous appeler, et APPELER François BAYROU qu' hier ils méprisaient, au sursaut républicain et à la responsabilité, à l'intelligence et à la conséquence démocratiques: je ne sais pas ce que vous allez faire, vous êtes libres de vous déterminer vous mêmes ou de vous mettre à la remorque de leurs salades électorales. C'est eux les chefs après tout, camarades, et comme on le dit si bien nous autres dans le peuple, les chefs savent toujours ce qu'ils disent, pas vrai ?
Faites donc ce que vous avez à faire, mettez si vous le pensez bon, une femme comme Ségolène ROYAL à la tête de notre pays. Pour ma part je veux ici être très clair: moi le socialiste, je n'aime pas cette femme et ses féaux, tous ceux que l'on a cru des capitaines d'opinion, qu'elle a pourtant mis à genoux sans coup férir... Je vois l'objection de machisme primaire, et j'y réponds bien vite: Anne HIDALGO aurait eu mon appui, une femme vaut un homme évidemment, mais certaines femmes ne valent pas mieux que certains hommes...
Portez la donc, comme elle vous le demande, où vous jugerez bon de la porter. Regardez la maintenant courtiser sans la moindre vergogne celui qui a, évidemment, les clefs de l'élection en main et pour lequel hier elle n'avait que mépris. Regardez la faire très exactement ce que va faire aussi de son côté son adversaire du 6 mai. Assistez donc à la prodigieuse mutation de notre candidat, voyez combien lui qui n'avait que des défauts, aura bientôt toutes les qualités. Et dites moi si vous pouvez vous reconnaître là-dedans. Dites moi la différence qu'il y a, hormis votre étiquette de gauche à vous que vous portez bien haut dans votre dos, leur étiquette de droite à eux qu'ils portent dans le leur aussi haut que vous mêmes, entre Ségolène ROYAL et Nicolas SARKOZY quand ils appellent les électeurs de ce fade centriste à leur donner leurs voix...
Si vous êtes cohérents, camarades de gauche, vous ne voudrez pas le 6 mai de toutes nos voix de droite... Vous ne vous rappelez pas ? Nous sommes de droite...
Si vous étes cohérents, adversaires de droite, vous ne voudrez pas le 6 mai de toutes nos voix de gauche... Vous ne vous rappelez pas? Nous sommes de gauche...
François, tu as été le seul ce soir à être assez grand pour échapper à la colère sourde qui monte en nous du fait de la bêtise de nos compatriotes (être 25 % à croire à la démagogie d'une arriviste irresponsable, que voulez-vous, je n'arrive pas à appeler ça autrement). On continue à te faire confiance, pardonne nous pourtant: là, dans le moment, on ne s'est pas senti obligés d'être aussi intelligents que toi, et ça nous a fait du bien de pouvoir nous laisser aller, un court instant, à répondre à la bêtise par la bêtise. Je n'emploie pas ici bien sûr un pluriel de majesté, j'ai la faiblesse de croire, au moment où j'écris, que nous sommes quelques uns à nous retrouver pleinement dans les mots que j'emploie. Et tant pis pour moi si ce n'est pas le cas, j'assume, comme on dit.
J'oubliais: merci, Michel, vraiment merci. C'est grâce à toi que je n'ai pas honte ce soir du nom de socialiste. Il aurait fallu pourtant parler, écrire un peu plus tôt... Car, tu as vu ? On est exactement dans la situation que tu modélisais, et que à juste titre tu redoutais tant ! Merci aussi Bernard, à un moindre niveau, je me comprends, mais merci tout de même...
Et quant à toi Denis, quant à toi Louis, ou encore toi Jean-Luc, vous aussi Jean DANIEL, Jacques JULLIARD, messieurs les intellectuels de gauche ... à vous de jouer camarades... Vous avez évité le 21 avril, la catastrophe n'a pas eu lieu, la gauche sera bien présente au deuxième tour. Mais en 2002 au moins, même s'il n'était pas terrible, on avait un joker contre Le PEN. De plus, avant que ça n'arrive, on n'était pas prévenus. Evitez donc à présent le 6 mai à venir.
Pour nous, (en tout cas pour moi) c'est terminé, car si j'allais voter, les "socialistes" n'aimeraient pas. Je serais capable de faire comme ils disent que j'ai fait: voter à droite... Alors il vaut mieux que je vous laisse vous débrouiller et que je reste à la maison...
Pour cette fois seulement bien sûr, et jusqu'aux législatives, où tu pourras encore compter sur moi, François, et sur tous ceux qui le 6 mai prochain feraient la même chose que moi si d'aventure ils n'allaient pas pêcher la truite ce jour- là...
Brest, le 22 avril,
Jean-Claude TROADEC
19 avril 2007
QUATRE RAISONS DE VOTER FRANçOIS BAYROU
Quatre raisons de voter
François Bayrou
Dimanche 22 avril
François Bayrou sera le président qui rassemble la France.
Le 22 avril, votez Bayrou
Il est le seul vote utile pour la France
François Bayrou est le seul candidat capable de faire gagner le modèle républicain, de la liberté, de l’égalité, de la fraternité. Dans tous les cas de figure, il est le seul à gagner au second tour.
Il est indépendant du système
François Bayrou est un homme libre et courageux face aux pouvoirs médiatiques, économiques et partisans.C’est la garantie d’une présidence indépendante.
Il refuse de faire des fausses promesses
Malgré 1 200 milliards d’euros de dette, les autres candidats continuent à multiplier les promesses et à distribuer les cadeaux.Il est le seul candidat qui a entièrement financé ses engagements par des économies correspondantes et qui s’engage à interdire dans la Constitution les déficits pour payer le train de vie de l’État.C’est la garantie que les engagements pris seront tenus.
Il propose un projet équilibré et concret pour améliorer votre quotidien
• 2 emplois nouveaux sans charges par entreprise.
• L’éducation comme priorité nationale avec des moyens garantis et des objectifs vérifiables.
• L’augmentation du minimum vieillesse et des petites retraites à 90% du SMIC en 5 ans.
• La mise en oeuvre des principes du pacte écologique signé avec Nicolas Hulot.
• Un nouveau texte européen, qui sera soumis à référendum, pour rétablir la confiance entre les Français et l’Europe.
• La suppression des cautions et des dépôts de garantie pour tous les locataires, qui seront remplacés par un système efficace d’assurance mutuelle.
• Le doublement du budget de la justice pour améliorer son fonctionnement.
• Une offre et une qualité de soins garanties à tous partout sur le territoire.
• Le doublement en 10 ans des moyens consacrés à la recherche pour créer les emplois de demain. Retrouvez l’intégralité du programme d’action de François Bayrou sur www.bayrou.fr ou au 08 11 11 2007

