Blog d'expression de William Carrulla Conseiller Départemental 13 MoDem

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31 mars 2009

NOTRE ENGAGEMENT EUROPEEN

Notre engagement

1 - L’union de l’Europe, maintenant, plus de doutes possibles.
Dans l’histoire de l’humanité, jamais de peuples libres n’ont choisi de se rapprocher pour relever ensemble les défis de leur temps. C’est l’entreprise historique la plus pacifique et la plus novatrice de tous les temps. Mais comme toutes les constructions humaines, après des succès impressionnants, il est arrivé à l’idéal européen de s’émousser et d’être un sujet de désillusion. Parfois, les peuples ont douté, beaucoup, ou un peu. Aujourd’hui, le doute n’est plus permis. La crise prouve que le chacun pour soi rend impuissant. En revanche, ensemble, on peut agir. L’euro a résisté à la crise et nous a évité les catastrophiques dévaluations d’autrefois. Où en serions-nous si l’euro n’avait pas existé ?
Nous proposons une réponse coordonnée de l’Union européenne à la crise, avec un grand emprunt européen de 3 pour cent du PIB, destiné, en particulier, à aider les PME à préparer l’avenir. Nous proposons que les grandes politiques de lutte contre la crise, par exemple, le plan automobile, fassent l’objet d’une démarche concertée et coopérative des Etats de l’Union, en tous cas de la zone euro.

2 - L’Europe, ce n’est pas seulement une économie, c’est un projet de société, des valeurs humanistes.
Ceux qui ont voulu limiter l’union de l’Europe à un marché ont trahi l’idéal européen. L’Europe ne peut pas se résumer à la défense de la concurrence en tous domaines et sur tous sujets. Pour nous, démocrates français et européens, l’exigence sociale, civique et écologique doit servir de point de repère. Ce sont les valeurs de l’humanisme européen qui doivent maintenant être défendues, notamment dans nos relations avec les autres puissances mondiales.
Nous proposons que l’exigence sociale, démocratique et écologique soit placée au même niveau que la concurrence.

3 - En Europe, la compétition doit être rendue équitable.
Nous ne pouvons pas continuer à imposer à nos entreprises, à nos agriculteurs, des normes légitimes et justes, par exemple en matière d’environnement, et accepter qu’entrent chez nous des produits qui ne les respectent pas.
Nous demandons l’équité : les produits qui entrent en Europe doivent être soumis aux mêmes règles que ceux que nous fabriquons chez nous et l’Europe doit les aider à y parvenir.

4 - L’Europe, affaire de citoyens.
Les gouvernants de nos pays et les dirigeants européens préparent toutes les décisions entre eux, dans le secret, sans que nul en soit informé. Des choix très importants, qui nous concernent tous, sont ainsi décidés. Cela ne doit plus être accepté par les peuples. Pour nous, toutes les décisions qui concernent l’avenir des citoyens européens doivent être prises en pleine lumière : c’est aussi notre affaire de citoyens.
Nous proposons que les délibérations des gouvernements, au sein du conseil, soient publiques, télévisées, ou diffusées sur internet. Nous proposons que toute préparation de décision de l’Union soit annoncée aux citoyens, sauf urgence, trois mois avant d’être prises, par voie de presse, de manière qu’ils puissent donner leur avis et saisir leurs députés européens.

5 - L’Europe ne peut pas organiser la concurrence sauvage des Etats européens entre eux.
Elle doit, au contraire, les conduire à la coopération. Depuis des années, chaque pays essaie de marquer des points contre les autres. C’est une démarche vouée à l’échec et qui conduit à une impasse.
Nous proposons que soit mis en place une harmonisation fiscale qui permette une coopération et non pas des politiques de dumping qui visent à voler les entreprises des uns pour les installer chez les autres.

6 - Le savoir et la connaissance priorités de l’Europe.
Nos pays développés savent désormais que la mondialisation donnera la victoire aux mieux formés, à ceux qui maîtriseront le mieux les découvertes scientifiques et les nouvelles technologies.
Nous proposons un doublement progressif du budget européen pour la recherche et, en liaison avec les Etats membres de l’Union, une aide efficace au dépôt de brevets.

7 - Pour que l’Europe agisse dans des domaines aussi importants que la recherche, il lui faut des moyens réels.
Un budget limité à 1 pour cent de la production annuelle, c’est infiniment trop bas. D’autant que ce budget est utilisé pour la moitié par la politique agricole (essentielle).
Nous proposons un budget européen dont le volume serait décidé par le parlement européen et alimenté par un impôt unique sur l’ensemble des pays de l’Union, par exemple un prélèvement sur les transactions bancaires et boursières.

8 - L’Europe, zone de sécurité.
En Europe, il n’y a pas de frontières pour les réseaux de criminels ou pour les mafias, mais policiers et juges sont eux, arrêtés par les frontières. La partie n’est pas égale et tous les trafics, y compris de drogue et d’êtres humains, en profitent de jour en jour davantage.
Nous proposons un procureur européen avec autorité sur les polices et les autorités de poursuite de chacun de nos pays.

9 - La responsabilité de l’Europe en matière de politique agricole est plus importante que jamais.
En cette matière si sensible, qui touche à notre alimentation, à notre environnement, à notre paysage, à l’avenir de l’espèce humaine, notre approche ne peut pas être seulement de marché.
Nous défendrons une politique européenne d’agriculture de qualité qui visera à la fois la sécurité alimentaire de l’Europe, l’exigence environnementale, et le maintien d’un vrai tissu d’exploitations agricoles de taille humaine.

10 - Aucun des progrès nécessaires de l’Europe ne pourra se faire sans volonté politique.
L’organisation à 27 est souvent paralysante, les discussions sont interminables, il n’en sort rien. Plus la crise avancera, plus le monde deviendra incertain, plus il nous faudra coopérer pour avancer.
Nous défendrons l’idée d’une avant-garde européenne, qui sera capable de faire bouger les choses. Pour nous, c’est la zone euro, les seize pays qui ont une monnaie unique en partage qui doivent former cette avant-garde. Libre aux autres pays de les rejoindre pour renforcer l’ensemble.

11 - Il faut convaincre les Européens que l’Europe n’écrase pas leur identité, au contraire qu’elle la garantit.
Pour nous, Français, la Nation est un bien commun. La langue française, la création culturelle sont protégées : elles doivent l’être encore plus efficacement. Les régions sont une richesse de l’Europe, elles doivent être mises en valeur, avec leur langue et leur culture. L’Europe est un vivier d’identités et de cultures.
Nous défendrons l’Europe qui garantit les identités, les modes de vie, les langues et les cultures sur son sol et dans le monde.


12 - L’immigration est la partie visible du plus grand drame de l’humanité : le sous-développement et la pauvreté.
Comme ils ne peuvent plus vivre chez eux, les immigrés prennent tous les risques pour passer nos frontières. Seule une politique d’ensemble, associant tous les pays européens, pourra répondre à ce drame. Mais la vraie réponse, la seule qui compte, c’est le développement.
Pour nous, il faut mettre un terme aux politiques de pillage et de corruption du tiers-monde que nous appelons le monde abandonné. Il faut protéger leurs marchés, leur permettre de produire ce qu’ils mangent et de fabriquer ce qu’ils consomment, et cesser de piller leurs matières premières. Pour cela, la lutte contre les paradis fiscaux qui abritent l’argent de la corruption est un impératif. Nous proposons qu’on ne reconnaisse plus en Europe, les contrats signés avec les paradis fiscaux.

François Bayrou
Mars 2009

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12 décembre 2008

RESULTAT ELECTION BUREAU DEPARTEMENTAL 13

Chers Amis,

Le résultat des élections pour désigner les membres du Bureau Départemental
par le Conseil Départemental qui se sont déroulées ce 09 12 08 est le suivant :

106 suffrages ont été régulièrement exprimés
- La " liste d'ouverture et de rassemblement " 

  présentée par Jean-Luc Bennahmias et François-Xavier De Peretti obtient  

  86 Voix soit 81 %

- La " liste pour la collégialité " 

   présentée par Sonia Arzano obtient 

   19 voix soit 18 %

-  Un bulletin blanc

Le bureau présenté par Jean-Luc Bennahmias et François-Xavier

De Peretti est élu.

Nadège AUDOUCET et CARRULLA William représentent la XIIème

circonscription des Bouches du Rhône.

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08 décembre 2007

UDF et Mouvement Démocrate

L'U.D.F. ayant approuvé l 'entrée comme adhérent fondateur au sein du Mouvement Démocrate, ce blog change de nom et d'adresse. et devient Mouvement Démocrate.

Vous le trouverez désormais à l'adresse suivante : « http://modemvitrolles.canalblog.com »

A bientôt sur ce nouveau blog

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Congrès de l'UDF : Vote de la motion

Vendredi 30 novembre 2007 :
. Vote de la motion envoyé par mouvementdemocrate La résolution finale du Congrès extraordinaire de l'UDF a été amendée au cours de la séance plénière du Congrès, pour se présenter dans la rédaction suivante : .
« L'UDF, formation politique au titre de l'article 4 de la Constitution, est membre fondateur du Mouvement Démocrate auquel elle adhère pour une période transitoire de trois ans, en tant que personne morale. A dater du 1er décembre 2007, tout adhérent de l'UDF est adhérent du Mouvement Démocrate. L'UDF délègue aux instances du Mouvement Démocrate la responsabilité de l'action et de l'expression communes. Les autres instances nationales et locales de l'UDF s'intègrent aux instances correspondantes du Mouvement Démocrate. Pendant cette période transitoire, les intérêts juridiques, matériels et moraux (les idées et les valeurs) de l'UDF seront garantis et administrés par un bureau de vingt à trente membres désignés par le Congrès, sur proposition du Président dont le mandat est prorogé. »
. Le texte final a été adopté à main levée par une « très grande majorité » suivant la formule de François Bayrou, 36 voix s'élevant contre et 8 votes préférant s'abstenir. Le nombre de votants était d'environ 1500 personnes. .
Place désormais au Mouvement démocrate (Va falloir que je change mes logos et mes cartes de visite !)

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Congrès de l'UDF : discours de François Bayrou lors du congrès extraordinaire

Discours de François Bayrou envoyé par mouvementdemocrate

. Vendredi 30 novembre 2007 :

. (seul le prononcé fait foi) .

Mes chers amis,
. Le 10 mai, dans un moment très émouvant, nous étions réunis à la Mutualité. C’était au lendemain de cette élection présidentielle que nous avons vécue avec passion et à la veille d’élections législatives dont nous savions comme elles allaient être dures. Et lors de ce conseil national nous avons pris une délibération, en une phrase, à la presque unanimité : « l’UDF appelle à la naissance d’un mouvement démocrate »…
. Nous ignorions alors que cette simple phrase allait susciter chez des dizaines de milliers de Français un enthousiasme tel qu’ils allaient décider, le soir même, de nous rejoindre, d’adhérer à ce mouvement nouveau, pour changer les choses, un jour, dans notre pays.
. Si nous sommes réunis, cet après-midi, en congrès extraordinaire, c’est pour accomplir la construction que nous avons voulue ce jour-là. .
Car c’est bien de construction qu’il s’agit : la racine de « construire », le verbe latin struere signifie « entasser par couches successives », et la vie ce n’est pas autre chose que cela, enchaîner, de génération en génération, une génération à une autre, une couche à une autre. Et pour que les fondations prennent tout leur sens, il faut que le mur monte, et bientôt l’on découvre la force et la grâce de la maison ou de la cathédrale… .
J’ai toujours aimé cette idée que nous sommes des maillons dans une chaîne, qui a pris naissance avant nous, et qui continuera après nous. Et chaque nouveau maillon, nous devons le forger, et le fêter. .
Je vous dis cela avec l’allégresse de celui qui a connu de nombreux maillons et qui en voit naître un nouveau, dont il sait, dont il pressent, qu’il sera particulièrement important. .
J’ai été de cette histoire, à chacune de ses étapes, très jeune homme, et puis homme mûr, à supposer qu’on mûrisse jamais. .
Ma première adhésion, à peine âgé de 22 ans, c’était au Centre démocrate et aux réformateurs, que Jean Lecanuet, le protecteur de ma jeunesse avait créé par mutation du MRP dont il avait été le dernier président. Et j’ai encore dans l’oreille l’écho des protestations qu’avait suscitées ce passage du vieux parti démocrate-chrétien au nouveau parti plus laïque. Il y avait des gens, nombreux, bien intentionnés, qui voulaient que le MRP subsiste et ne change pas… Et il y avait des gens, nombreux, bien intentionnés, qui considéraient quelques années plus tard que la rencontre entre Lecanuet et JJSS, c’était hétérodoxe, c’était comme l’eau et le feu… J’étais, jeune homme de 25 ans, quelques années après au congrès fondateur du CDS, le centre des démocrates sociaux, par réunion du Centre démocrate et du CDP, les centristes séparés, les uns dans la majorité et les autres dans l’opposition. Et tous les députés, sauf deux, Jean Briane, qui est peut-être dans cette salle, et Pierre Abelin, étaient partis dans la majorité, à l’exception du groupe sénatorial, qui faisait vivre ensemble les uns et les autres… Et c’est là que Jean Lecanuet, avec beaucoup d’hésitations, que l’on entendait dans sa voix, a annoncé qu’il allait entamer un rapprochement avec les Républicains indépendants, qui allaient devenir le PR, et ce rapprochement, avec les radicaux, cela allait faire l’UDF, dont je serais, pas encore âgé de 27 ans, un des plus jeunes candidats de France, en 1978… Et je me souviens des grognements de militants et d’élus, contre ce changement, contre cette mutation, contre cet élargissement… Et puis, après l’aventure des rénovateurs, je suis devenu secrétaire général de l’UDF de Valéry Giscard d’Estaing, extraordinaire aventure humaine, amicale et sportive, tant nous nous épuisions, lui et moi, à persuader de travailler ensemble des gens qui ne voulaient que se déchirer… Et puis je suis devenu, à mon tour, le président du CDS, et nous l’avons transformé en Force démocrate, un jour de décembre 95, pendant les grèves, je me souviens, et il y avait des gens nombreux et bien intentionnés qui voulaient qu’on ne fasse pas ce changement, et qu’on reste sur la vieille construction… Et puis est venu, Anne-Marie Comparini, l’épisode terrible de 4 présidents de région qui ont fait, en catimini, alliance avec le front national, et après cela la mutation qu’on a appelée de la Nouvelle UDF. Et puis les Européennes de 99, avec 9 % des voix, et la présidentielle de 2002, si difficile, avec au bout du chemin, 7 % et deux millions de voix, et les Européennes de 2004, avec 11 % des voix, et l’élection présidentielle de 2007, avec 19 % et sept millions de suffrages…
. Et aujourd’hui, nous sommes devant notre choix, et ce choix est notre destin. .
J’ai aimé l’UDF. Mais je suis obligé de vous dire ceci : c’est une forme politique du passé. Il y a des moments dans la vie politique où le vieillissement de la forme empêche que l’on voit le jaillissement du fond. .
C’est comme pour les arbres : il faut que tombe l’écorce qui a fait son temps pour que l’écorce nouvelle révèle la santé et la croissance de l’arbre qui pousse. .
À chaque temps, sa forme politique ! Si au début des années 70, ceux qui voulaient garder la SFIO l’avaient emporté, le Parti Socialiste n’aurait pas connu ses trente glorieuses. Et aujourd’hui, tout montre qu’ils sont à nouveau devant la même exigence. Si, au milieu des années 70 Chirac avait cédé à ceux qui voulaient garder l’UDR, il n’aurait pas eu l’embellie du RPR, et si le RPR avait subsisté, il n’aurait pas vu l’UMP mettre son emprise sur ces dernières années. .
La perspective de ce changement est une bonne nouvelle. Il y a des millions de Français qui sont prêts à venir vivre cette nouvelle étape avec nous. Mais ils ne seraient jamais venus, pour beaucoup d’entre eux, à l’UDF.
. Pour eux, malgré les efforts incommensurables que nous avons consentis, année après année, congrès après congrès, à l’UDF s’était attachée une image, ou un trait de caractère, l’UDF, c’était la copie, le décalque, en plus modéré, mais aussi en plus fade, du RPR devenu l’UMP. Il a fallu des années pour faire entrevoir que peut-être pas… Ils ont commencé à l’admettre au cours de la campagne présidentielle en me rejoignant comme candidat, mais le parti, c’était non. Ce n’est pas qu’un changement de forme. C’est un changement de fond. Ce changement, nous l’avons initié depuis longtemps, depuis 1999 : nous l’avons initié lorsque nous avons choisi de faire élire Anne-Marie Comparini à la présidence de la région Rhône-Alpes, européennes la même année, présidentielle, le combat des cinq années pour plus de démocratie en France, le congrès de Lyon, l’élection présidentielle. .
Ce changement, il dit : nous portons un autre projet politique et un autre projet de société que celui que défendent l’UMP et le PS. Non pas une variante, non pas une nuance, non pas un autre dosage : un autre projet. Et ce projet, s’il est si fort, si marquant, si nous ne reculons devant aucun combat pour le défendre, si on ne recule devant aucun coup pour nous faire renoncer, c’est qu’il ne concerne pas que nous, pas que la France, pas que la politique. C’est une prise de position sur la grande confrontation qui se prépare pour l’Europe sans aucun doute, pour l’Occident à coup sûr, peut-être pour le monde. .
La question, c’est le projet de société. La France est traversée d’inquiétudes, d’angoisses, l’Europe aussi. La France plus que d’autres. C’est que la France est un projet politique. Liberté, égalité, fraternité, c’est un projet politique ! Or, nous sommes entrés dans le temps de l’effondrement des projets politiques. .
La mondialisation est un mouvement, une vague, une vague venue de loin, partie de loin, dont la période se mesure en siècles et en millénaires. « Une même vague par le monde, une même vague depuis Troie roule sa hanche jusqu’à nous ». Cette vague, voyageuse, migratoire, commerciale, elle pousse toujours du proche au lointain. Et en même temps, elle fait toujours au proche craindre le lointain. .
Mais l’effet de cette vague, c’est l’effacement des projets politiques. L’uniformisation des projets politiques passés au rouleau compresseur du modèle dominant. .
Or ce modèle dominant est en contradiction avec ce que nous avons voulu dans notre pays, dans notre nation, depuis deux siècles. Ce modèle dominant est en contradiction avec ce qui s’est passé, dans tout le monde occidental, depuis au moins un siècle et demi. Au fond, tout l’Occident, et particulièrement la France, la France républicaine, vivait avec une idée simple : le progrès allait faire reculer les inégalités. Les inégalités de patrimoine, les inégalités de relation, les inégalités de naissance, elles existent, tout le monde les constate. Mais l’action politique, quand elle construit une société, son rôle, c’est de les compenser, de les équilibrer. Cela s’appelle justice. Et la justice crée du lien. La justice donne confiance à une société. Et les valeurs de la justice, ce ne sont pas les valeurs de la richesse. Les valeurs d’une société de justice, ce sont les valeurs de l’esprit et du cœur. La valeur dominante de la société inégalitaire, c’est la force, et la force c’est l’argent. .
De ce combat, dépend notre avenir et l’avenir de l’Occident. .
Si nous gagnons ce combat, qui est immense – il faut penser, avec idéalisme et avec réalisme, ce projet de société ; il faut rassembler pour le porter et le mettre en œuvre ; il faut forger les outils, nationaux et internationaux, pour le populariser ; il faut que ce projet soit libérateur, et en même temps, qu’il ait les moyens de se faire respecter – si nous gagnons ce combat, alors la mondialisation sera une chance. Si ce combat était perdu, alors la mondialisation serait une barbarie. Une civilisation, ou une défaite de la civilisation. .
Et ce combat, il se joue en partie en France. C’est notre histoire. C’est notre peuple. C’est un peuple qui a choisi d’être grand. De se battre, de résister, même contre les géants. De porter des valeurs universelles. D’ici rayonnent des ondes qui se propagent par le vaste monde. .
Pour conduire ce combat avec des chances, il y a une condition : briser le mur de verre qui sépare la droite de la gauche. Créer une nouvelle alliance. Je suis persuadé que les femmes et les hommes qui croient à une société de justice, et à la créativité économique, au citoyen responsable, à l’indépendance de notre pays et au besoin d’Europe pour porter ce projet, ces femmes et ces hommes sont majoritaires en France. .
Mais, comme ils sont également répartis dans les deux camps, chacune des moitiés est minoritaire dans son camp. Il faut qu’ils puissent se rassembler. Avec le sigle UDF, c’était impossible. Combien de fois, si nous sommes francs, les uns et les autres, combien de fois, des amis, des gens que vous estimiez, que nous estimons, nous ont-ils dit : vous avez de bonnes idées, on travaillerait bien avec vous, c’est vrai que rien ne nous sépare, mais UDF, ça vous nous en demandez trop. .
Et c’est moi qui dis cela. Et je le dis sans rien oublier du sentiment de gratitude, d’affection, d’amitié que je ressens à l’égard de l’UDF, je l’ai animée avec son fondateur, je l’ai fait vivre, je l’ai refondée, je l’ai conduite à son plus haut niveau historique depuis 20 ans, plus haut que Jean Lecanuet, plus haut que Raymond Barre. Je n’ai rien oublié de ce que nous avons vécu ensemble. Mais je vous le dis aujourd’hui : « il faut changer pour vivre, il faut changer pour aller au devant de millions de Français qui nous attendent, mais ne se reconnaissent pas dans l’image usée que ce sigle a pour eux. » .
Pour eux, UDF, c’est l’ancien siècle, et c’est la dépendance, la complaisance à l’égard du RPR, de l’UMP. L’UDF, ce n’est pas la liberté, l’indépendance, c’est seulement une variante de la droite. .
Cette grande espérance, ce ne peut pas être une variante, une roue de secours. Il faut marcher vers notre destin. .
J’ai vu les yeux innombrables des sans-parti, des sans-espoir. J’ai vu ce matin même, le livreur qui m’a dit : « Monsieur Bayrou, la prochaine fois, on va gagner, et quatre ans, c’est pas long ». J’ai vu ce matin, au café, la dame, intellectuelle, qui m’a dit, « nous avons été abusés. » Tous ceux-là sont prêts à marcher avec nous. Mais ils ne viennent pas à l’UDF, ils viennent à une espérance nouvelle. Ils ont les yeux d’une espérance nouvelle. .
Mais la bannière de l’UDF, cela les empêche de marcher. Alors il nous faut notre bannière, la bannière de notre génération. Nous avons retrouvé la jeunesse, il nous faut la bannière de cette jeunesse-là. .
Trop de compromissions ont abîmé cette image. Trop de roueries, des alliances contre nature, de la langue de bois, de la soumission. Il nous faut une bannière qui soit neuve comme notre marche est neuve. .
Alors j’entends bien comme, après tous ces sacrifices, beaucoup de nos élus ont un peu de mal, et qu’ils voudraient garder la vieille maison, et je ne sous-estime en rien les difficultés à passer d’un monde à un autre. Voulez-vous que je vous dise : je les aime. J’aime leur cuir tanné. J’aime leur expérience. J’aime quand ils sont auprès de moi. J’ai besoin d’eux. Mais je leur dis : vous n’avez rien à craindre du monde qui vient. Si nous restons entre nous, sur les remparts de l’ancien monde, tandis que tout bouge autour de nous, que nous restera-t-il ? Il restera des vestiges, nous allons être de moins en moins nombreux, et nous avons besoin de jouvence, pas de combats d’arrière-garde ! .
Regardez ce qui s’est produit. À la minute même où nous avons prononcé le nom de notre nouveau mouvement, il s’est produit un tsunami d’adhésions nouvelles : nous n’avons rien fait pour cela, nous n’avons rien préparé, nous n’avons pas dépensé un euro en communication… Et plus de 40 000 personnes nous ont rejoints. C’est comme un barrage qui a cédé ! .
Nous avons longuement discuté avec ceux, dans nos rangs, qui exprimaient leur attachement au sigle UDF. Ils mettent l’accent sur le fait que d’autres pourraient avoir l’ambition de récupérer le sigle… Je ne suis pas persuadé de ce risque, mais je les entends. .
C’est la raison pour laquelle nous avons établi la ligne de conduite suivante. L’UDF décide d’être membre fondateur du mouvement démocrate et d’y adhérer en tant que personne morale. Cela signifie que les adhérents de l’UDF sont ipso facto adhérents du nouveau mouvement. Et nous décidons tous ensemble que dans ce mouvement unitaire, ce sont les instances élues du mouvement démocrate qui assument la responsabilité des décisions à prendre. Un bureau de 20 à 30 membres garantira les intérêts juridiques, matériels et moraux de la tradition et du patrimoine de l’UDF dans l’étape transitoire de trois années qui s’ouvrira à partir de la fondation. .
Nous avons ainsi recherché les garanties maximales. Dois-je vous dire la vérité ? Je n’ai jamais pensé la vie en termes de garanties. Je la pense en termes de dynamique. À cette heure de son histoire, au moment où de grands enjeux pèsent sur la vie de nos compatriotes, nous sommes attendus. Si nous faisons face à ces enjeux, nous rencontrerons les Français, leur cœur, leur âme, leur volonté collective. Alors, nous porterons quelque chose de plus grand que nous : la confiance des Français. .
C’est ainsi que je vis ce moment, avec vous, qui m’avez accompagné au long de ce chemin : comme une construction, comme une fondation, comme une renaissance.

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04 juillet 2007

François Bayrou s'abstient dans le vote sur la confiance au gouvernement Fillon

"Une déclaration de politique générale comporte au moins deux figures imposées, l’hommage au Président de la République et la déclaration d’amour à la France et aux Français : vous vous en êtes acquitté, Monsieur le Premier ministre, avec la même éloquence que vos prédécesseurs. Un troisième chapitre mêle figures imposées et figures libres : c’est le catalogue des promesses ou des engagements. En la matière, vous avez dit des choses justes : j’ai apprécié que vous défendiez l’idée d’un « Small business Act » à la française, c’est-à-dire d’une loi de protection et de promotion des entreprises petites et moyennes, et que vous vous engagiez à faire reconnaître devant l’OMC à la France, peut-être à l’Europe, les mêmes droits qu’à leurs concurrents américains et canadiens ; j’ai trouvé bon et profond ce que vous avez dit sur les engagements internationaux de la France, notamment au Darfour et au Liban, et je suis heureux qu’il y ait peut-être sur ces bancs unanimité pour les soutenir ; j’ai apprécié l’esquisse que vous avez faite d’un meilleur équilibre démocratique, passant par la reconnaissance au Parlement de droits qu’il n’a pas aujourd’hui et par une loi électorale plus juste. Je rappelle que si le mode de scrutin avait été proportionnel, le nombre de voix que nous avons recueilli au premier tour des législatives nous aurait donné soixante et un députés au lieu de quatre ; je suis persuadé qu’on peut trouver une loi électorale qui rende au Parlement son indépendance à l’égard du pouvoir exécutif. Cela dit, deux hypothèques pèsent sur votre discours – deux grandes contradictions. Vous avez promis de renforcer le nombre de policiers et de gendarmes, de désenclaver les quartiers difficiles et d’y diminuer le nombre d’élèves par classe, développer les internats, construire 120 000 logements sociaux par an, améliorer la situation des prisons, augmenter le budget des universités… Sur ce dernier point, vous avez annoncé cinq milliards sur cinq ans, mais cela fait au mieux un milliard par an : c’est dix fois moins que l’engagement de Nicolas Sarkozy d’augmenter de 50 % un budget de l’enseignement supérieur et de la recherche qui est aujourd’hui de 20 milliards ! L’addition de toutes ces dépenses est naturellement incompatible avec la maîtrise du déficit budgétaire et le retour à l’équilibre de nos comptes publics… Il y a aussi incompatibilité entre l’impératif de modernisation et la concentration des pouvoirs qui est en train de s’opérer au sommet de l’État. En conséquence, nous nous abstiendrons."

François Bayrou, le 3 juillet 2007

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23 avril 2007

REMERCIEMENTS

William CARRULLA, Responsable de la section UDF de Vitrolles, remercie chaleureusement les 2749 électeurs Vitrollais qui ont choisi François BAYROU, porteur d'une nouvelle espérance et d'une autre manière de faire la politique, proprement et honnêtement. Le très fort taux de participation et la prise de conscience des électeurs ont permis de faire reculer significativement le vote lepèniste et de placer FB en 3ème position dans 7 bureaux de vote. Le taux remarquable de 14.00% (pourcentage jamais atteint jusqu'à ce jour) permet d'envisager les prochaines échéances électorales (législatives et municipales) sereinement.

William CARRULLA remercie également tous les adhérents de l'UDF Vitrolles, les sympathisants de toute la XIIème circonscription des Bouches du Rhône pour leur dévouement et leur présence sur le terrain. Merci également aux bloggeurs!

Ecoutez la prochaine conférence de presse de notre champion François BAYROU qui aura lieu le mercredi 25 avril prochain!

A bientôt

William CARRULLA

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26 mars 2007

3ème REUNION DE CAMPAGNE

INFORMATION DERNIERE MINUTE

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La 3ème  réunion de campagne est programmée le VENDREDI 30 MARS 2007 à partir de 18h00 à la permanence de l'UDF 11 Avenue du huit mai 1945 à VITROLLES (4ème étage). Réunion d'information publique ouverte à toutes et tous. il ne nous reste que quelques jours pour convaincre nos concitoyens que le vote BAYROU est le seul vote "antisarkosiste", que le vote BAYROU est le seul vote de rassemblement des Françaises et Français, de toutes tendances politiques, de toutes couleurs, de toutes origines. Le seul vote d'espoir pour changer vraiment la vie de tous les jours..

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23 octobre 2006

EDITORIAL UDF

Au moment où s'ouvre une période intense de consultations électorales, il me semble utile de fixer la façon "UDF" de se lancer dans ce qui constitue un moment essentiel de l'action politique.

Depuis quelques mois, nous voyons se dérouler un épisode affligeant de notre vie politique. Il n'y a plus de convictions mais des postures et pour que tout soit simple pour l'électeur il ne faut que deux candidats.

Les médias ont tout préparé, tout choisi, ce n'est même pas un Q.C.M.! On n'a pas d'idées: l'une nous dit qu'elle aura celles des Français, l'autre chaque semaine nous explique que lui, il les a toutes, les idées contraires de toutes. On l'a compris c'est le pragmatisme tant vanté, le pouvoir pour le pouvoir et rien d'autre.

Si l'on pense qu'au contraire, une élection et à fortiori la première d'entre elle doit être l'occasion de rassembler le pays pour construire un avenir commun, il me semble qu'au moins deux valeurs s'imposent et se complètent: le courage de la vérité et le respect du citoyen.

Présenter à nos concitoyens l'état le plus exact possible de la situation est une exigence de la démocratie, proposer les efforts nécessaires et ne pas faire des promesses mirobolantes que nos enfants devront financer sans en profiter.

Aborder ces questions c'est aller au-delà du pragmatisme ambiant. C'est s'appuyer sur des valeurs vraies qui au-delà de toutes les idéologies fondent notre vouloir vivre ensemble. Les valeurs, les Françaises et les Français viennent de nous en rappeler quelques-unes (logement, justice sociale avec le CPE etc.). Il appartient aux candidats et donc à François Bayrou de les faire émerger et d'appuyer sur ces valeurs les propositions d'actions offertes aux électeurs. Lorsqu'on sort de cette voie, il ne reste, et on l'a vu cet été, que le style de vie, le caractère, ou la vie privée des candidats.

On peut, peut-être, créer de l'innovation autour de ces thèmes, mais pour nous ils ne peuvent être constitutifs de notre action politique. Avoir le courage de la vérité, respecter les citoyens, c'est faire appel à leur raison, raison pensante et raison agissante.

Oui, la politique c'est conduire le citoyen à la réflexion et construire avec lui son avenir. Nous savons que François Bayrou partage ces valeurs, qu'il a la capacité de les mettre en mouvement et nous sommes sûrs que nos concitoyens reconnaîtront en lui le seul candidat qui leur permet pleinement de le réaliser.

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07 mars 2006

Communiqué du 7 mars 2006

Communiqué du 7 mars 2006,

Dans la perspective des prochaines élections législatives (2007) et municipale (2008), l’UDF Vitrolles tient à préciser et, ceci pour mettre fin aux « rumeurs », que notre parti , fidèle à ses engagements et à sa ligne de conduite en ce domaine, ne se prêtera à aucune alliance de second tour de ces deux élections avec toutes les personnes ou représentants de partis, quels qu’ils soient, qui ont conclu ou qui concluront des accords avec l’extrême droite à Vitrolles ou dans les autres cantons de la XIIème circonscription des Bouches du Rhône.L’UDF Vitrolles ne cautionne pas et combat les alliances et les rapprochements qui se font ici et là avec les ex-dirigeants de l’extrême droite sur notre commune et dans la XIIème circonscription.

CARRULLA William

Représentant de la XIIème Circonscription des Bouches du Rhône

Responsable de la Section UDF de Vitrolles

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